Des toulousains au 22èmes Journées de Zamenhof à Białystok

7 et 8 décembre

De nouveau grâce à Erasmus + et ses projets, de nombreux toulousains et d’autres membres d’EKC ont pu se rendre à Bialystok en Pologne pour participer aux journées de Zamenhof.

Le voyage a été très long : nous avons traversé la France, l’Allemagne, et la Pologne pendant plus de deux jours, dormant dans des wagons-lits ; à notre arrivée, nous n’avons eu le temps ni de visiter la ville, ni notre hôtel : on a immédiatement commencé notre formation.

9 décembre

Nous ne nous sommes pas plaints, car c’était la raison principale de notre venue, et surtout parce que les formations étaient très intéressantes. Après quelques heures à s’instruire sur les droits d’auteurs et les lois concernant les journaux, les programmes libres et le projet wikifontaro, nous sommes allés au Centre Ludwig Zamenhof, et on a participé à l’inauguration officielle de l’exposition “30-jariĝo de Bjalistoka Esperanto-Societo (Anniversaire des 30 ans du groupe d’Espéranto de Bialystok).

C’est une très belle collection de photo qui montre l’évolution de cette association et de ses membres. On a fièrement remarqué que déjà depuis plusieurs décennies, des espérantistes toulousains voyagent à Bialystok pour aider et soutenir l’association de la ville.

Nous avons aussi eu l’occasion d’assister à un monologue de théâtre, surtitré en Esperanto. J’ai été très impressionné par l’actrice qui jouait et racontait l’histoire de Lidia : pendant plus d’une heure et demi, elle nous a fait voyager dans la vie de la fille de Zamenhof, par des changements habiles de personnages, en utilisant différentes voix, déguisement, accessoires etc.

10 décembre

Le jour suivant était encore plus rempli – donc d’autant plus enrichissant. Nous avons commencé de la même manière : par une formation, cette fois sur le thème du volontariat. Comment choisir le/la volontaire idéal.e dans une mer de demandes, comment faire comprendre aux autres associations l’utilité d’un.e volontaire, comment les informer à ce propos…

Plusieurs conférences ont suivi cette matinée productive, toutes à propos de littérature. J’ai été happé par celle de Tomasz Chmielik : j’ai un immense respect pour les personnes comme lui, qui font de la littérature espérantiste leur métier. Il connaît si bien la langue et de manière si créative, il sait parfaitement ce que ça signifie de traduire une œuvre : j’ai eu mal au cœur en l’écoutant nous dire que selon lui, la forme actuelle de l’Espéranto ne nous permettait pas de traduire A la Recherche du Temps perdu de Proust, ou les œuvres de Joyce.
J’espère tout de même que les efforts de ce genre de personnes permettront de faire évoluer la langue dans ce sens.

La journée fut clôturée par la condition sine qua non a un bon regroupement espérantiste : un concert de Jo-Mo, évidemment.

11 décembre

A partir de ce moment, c’était déjà devenu une habitude pour nous de commencer notre journée par une formation. Cependant, nous avons quitté le club – où avaient lieu toutes les formations – plus tôt que d’habitude pour traverser la ville à pied et fleurir le monument de Zamenhof. J’ai été agréablement surpris, quand le maire de Bialystok a pris le micro, de l’entendre parler en Espéranto !

Les conférences de l’après-midi étaient très variées : nous avons présenté nos projets Erasmus+ nous avons appris l’évolution des symboles de l’Espéranto grâce à Tim Owen, écouté Pŝemek nous parler de sa traduction du plus célèbre roman de science-fiction polonais, Solaris, nous nous sommes étonnés avec optimisme devant les progrès de E@I présentés par Lucas, et nous avons discrètement sourit quand le professeur Walter Żelazny s’est mis à nous parler en polonais sans le vouloir, en essayant de nous expliquer quelles étaient nos erreurs en tant qu’espérantistes. Le tout était retransmis en direct sur Facebook et d’autres espérantistes suivaient les conférences à distance.

L’apogée de cette journée était sans aucun doute le gâteau : aussi plus grand et plus vert que vous n’en avez jamais vu, avec dessus un glacage de la tête de Zamenhof.

Nous l’avons mangé en discutant, et déjà en pensant un peu au voyage de retour.

Car je ne suis malheureusement pas resté plus longtemps : j’ai manqué l’excursion, à laquelle j’aurais volontiers participé, pour prendre un train avec quelques autres membres d’EKC.

Ça a été pour moi un indicible plaisir de revoir des amis, de m’en faire de nouveaux, et de participer à un évènement aussi enrichissant. Je remercie du fond du coeur – au nom de tous ceux d’entre nous qui ont participé à ce séjour – nos hôtes, toutes les personnes qui ont d’une manière ou d’une autre apporté quelque chose à cette évènement, et en particulier Pŝemek, qui semblait s’occuper de tout sans exception, et dont j’attends impatiemment de lire le livre.


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