Les jeunes volontaires de EKC ont participé à RETOSO

Nos volontaires ont participé à RETOSO, le nouvel événement de TEJO « organisé par les jeunes et pour les jeunes » qui a eu lieu en ligne du vendredi 2 avril au lundi 5 avril. 

La promesse d’un événement international a été respectée, puisque 7 pays (et 4 continents) différents étaient représentés rien qu’au sein de l’équipe organisatrice. Au total, 229 participant·e·s provenant de 55 pays différents ont été recensé·e·s. Cette particularité était probablement un défi de taille, puisque le programme devait permettre la participation des habitants d’Asie, d’Amérique, d’Afrique, d’Océanie et d’Europe.

Le programme était d’ailleurs très diversifié et pensé pour que tout le monde y trouve son compte. En tout, 67 activités nous étaient proposées et nous avons pu assister à des conférences, des débats, des jeux, des concerts… Il était également possible de proposer un programme, ce que nous avons fait ! Le dimanche, les participant·e·s ont donc pu écouter Leïla et Manu présenter le Centre Culturel Espéranto et nos missions de Service Civique à Toulouse ; et le lundi c’était au tour de Jade et Jonathan de mener une discussion sur l’espéranto et pourquoi la langue n’a pas encore réussi à devenir celle de l’Europe (« Kial Esperanto ne estas la Eŭropa lingvo? »).

Parallèlement à RETOSO, il était également possible de suivre les présentations d’IRIS (Internacia Reta Interfaka Simpozio) qui portaient plutôt sur la psychologie, l’ingénierie ou l’anthropologie par exemple.

Lucas : Pour un premier événement mondial en ligne et en espéranto, je dois avouer que je suis très agréablement surpris ! L’organisation était efficace, la plateforme en ligne était claire et bien faite, pas grand chose à redire de ce côté là. Personnellement, j’ai pu assister au symposium IRIS (symposium scientifique international en espéranto) qui se passait en parallèle de RETOSO et qui a présenté des sujets divers et variés, suivi de discussions (de l’astrophysique à la neuroscience, en passant par les chemins de fer / les trains et la linguistique). Voir que l’espéranto peut fonctionner dans des sujets aussi complexes et voir les gens en parler et en débattre était très instructif. J’ai également apprécié en savoir davantage sur les autres groupes d’espéranto du monde entier et la vision qu’ils ont de l’espéranto et de son usage. Vu que l’événement a été une réussite, il  a été annoncé que, même sans conditions particulières comme le COVID, l’événement devrait se reproduire tous les ans en ligne, et je pense qu’on m’y reverra très certainement :).

Jeanne : Bien que l’événement se soit déroulé en ligne, j’ai bien aimé trouver une ambiance particulière pendant celui-ci. Certes, nous étions seul·e·s chez nous, mais la façon dont RETOSO était organisé faisait qu’il était possible de vivre une expérience très complète. Déjà, le programme était assez complet donc nous n’avions pas le temps de nous ennuyer, mais des activités étaient prévues tous les jours pour tous les moments de pause. Par exemple, le premier jour, nous étions encouragé·e·s à choisir les autocollants correspondant à nos goûts ou à notre personnalité, à les ajouter sur notre profil (« j’habite en Europe » ; « j’aime les animaux » ; « j’utilise Duolingo » ou encore « j’aime le thé » …), puis à rentrer en contact avec des personnes ayant les mêmes autocollants. Le lendemain, il fallait écrire 3 phrases dans le salon textuel et attendre que quelqu’un d’autre continue pour qu’au final, une grande histoire soit écrite. Sinon, j’ai également apprécié la diversité des programmes, et le fait que nous puissions en (re)voir certains même après qu’ils aient eu lieu.

Jade : RETOSO a vu le jour à cause du COVID, mais a transformé cette contrainte en une opportunité pour créer un évènement international et accessible aux Espérantistes du monde entier. RETOSO était mon premier grand rassemblement espérantiste et j’avoue qu’après une année de cours de fac sur Zoom, j’avais très peur de m’y ennuyer. Tout au contraire, RETOSO a été une super surprise ! L’événement était très bien organisé d’un point de vue technique et la diversité des activités proposées ainsi que l’enthousiasme des présentateur.ices créaient une ambiance vraiment spéciale et agréable. Jonathan et moi avons eu la chance de pouvoir animer un débat à propos de l’Espéranto et des raisons de son échec comme langue européenne. Ce fut une expérience vraiment enrichissante, et l’occasion de discuter et débattre avec plusieurs espérantistes sur ce sujet. La possibilité d’avoir accès à la liste des participants sur le site, avec les autocollants indiquant leurs intérêts et leurs informations de contact, permettaient de retrouver facilement les intervenants qui nous avaient le plus marqué, et donnaient envie de les contacter et faire connaissance avec eux.

Jonathan : Je suis vraiment content d’avoir participé à Retoso. J’ai organisé un débat sur le mouvement espérantiste en Europe et j’ai rencontré beaucoup de personnes amusantes et intéressantes du monde entier, en jouant et en bavardant. Cela me motive à participer à des événements physiques ces prochaines années.

Manu : De nombreux panels et débats ont eu lieu pendant RETOSO. L’un des sujets abordés concernait les relations extérieures, et nous avons pu rencontrer des personnes comme Paulína Jalakšová, Rakoen Maertens, Charlotte Scherping Larsson (entre autres) qui ont présenté les organisations avec lesquelles TEJO (l’Organisation mondiale des jeunes espérantophones) coopère. Paulína Jalakšová a parlé du Forum européen de la jeunesse, où TEJO (en tant qu’organisation non gouvernementale internationale) et de nombreuses autres organisations européennes ont été très actives ces dernières années, dans le but de défendre et représenter les intérêts des jeunes de toute l’Europe. Rakoen Maertens, l’un des représentants de TEJO aux événements des Nations Unies et de son organisation pour la science et la culture, l’UNESCO, a également participé à l’événement. Le travail principal de TEJO dans ces domaines est d’encourager l’utilisation de l’espéranto en tant que langue internationale (qui progresse notamment à l’UNESCO). C’est Charlotte Scherping Larsson, la présidente de TEJO qui coordonne les relations extérieures et internationales de TEJO. Charlotte supervise le groupe de travail qui est en charge des discussions sur la scène internationale et qui échange avec les associations nationales espérantistes de jeunes.

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