39eme Congrès Catalan d’Espéranto

Les 3, 4, 5 et 6 juin, le 39eme Congrès Catalan d’Espéranto a fait son grand retour après la Covid-19.

Organisé par l’association catalane d’espéranto, il a cette fois-ci pris place dans la ville de Castelldefels en Catalogne, pas loin de Barcelone.

Nous sommes arrivés le vendredi, juste à temps pour déposer nos sacs au camping “Estrella del Mar” avant d’aller participer à la première soirée du congrès : cela fut l’occasion de faire connaissance avec les autres congressistes, et de nous présenter nous-mêmes. Pour nous volontaires en Service Civique, c’était aussi la première fois que nous participions à un événement international espérantiste à l’étranger : le dépaysement était donc total !

Le camping Estrella del Mar

Le samedi s’est organisé autour de conférences diverses, autour de la langue espéranto, de la place de la langue dans l’Europe, du rapport entre l’espéranto et l’anglais à travers le monde… Nous avons aussi pu assister à une présentation de l’association TEJO, avant de filer assister à celle d’EKC, organisée par Marion et Alex. Il y a également eu des présentations en catalan sur des sujets variés, comme par exemple la linguistique, et les questions “d’héritage” de la langue. Malheureusement, nous ne parlons pas un mot de catalan, et n’avons donc pas pu y assister, mais on suppose qu’elles étaient tout aussi intéressantes que les conférences en espéranto.

La présentation d’EKC

Après l’effort, le réconfort : le congrès ayant lieu en centre ville, nous avons aussi eu le long du week-end des temps libres pour visiter la ville, et profiter de la gastronomie locale (et quand notre mélange d’espagnol, d’anglais et de mime ne suffisait pas à nous faire comprendre, d’autres congressistes étaient là pour nous aider et faciliter la communication en catalan).

Le samedi soir a eu lieu un concert de Kaj Tiel Plu sur la place principale de la ville, ce qui a permis de faire connaître et écouter l’espéranto aux passants sous le prisme de la musique.

Les conférences ont continué de rythmer la journée du dimanche, interrompue à midi par la pause déjeuner : ce fut l’occasion de manger ensemble avec d’autres espérantistes, et ainsi de faire plus ample connaissance.

Conférence de Nicolau Dols sur le thème “Lingvaritmetico: ĉu substrahi aŭ adicii?”

La journée s’est à nouveau terminée en musique, puisqu’en début de soirée un espérantiste enseignait des danses populaires sur la place (et avec suffisamment d’enthousiasme pour convaincre plusieurs passants de rejoindre la ronde le temps de quelques danses !). Après cela, nous avons pu assister à un petit concert tandis que, conjointement, un dessinateur ukrainien réalisait des caricatures de quelques un des membres du public. A la fin de chaque chanson, le spectateur chanceux se voyait remettre son portrait par l’artiste.

Enfin le lundi matin, nous avons réussi à assister avant notre départ à la réalisation d’une tour humaine : c’est une pratique courante en Catalogne, qui consiste pour les artistes à jouer les acrobates pour former ensemble la plus haute tour possible. Celle que nous avons vue était composée d’hommes et de femmes, mais aussi de jeunes enfants; c’était un numéro d’équilibriste impressionnant, même s’il n’égalait pas la plus haute tour jamais réalisée (10 étages !).

Comme de coutume pendant les événements espérantistes, il y avait tout au long du week-end une librairie où l’on pouvait acheter livres, CD, T-shirts ou encore pin’s en espéranto.

Pour conclure, le week-end fut passionnant, et nous avons vraiment apprécié de découvrir la Catalogne. Notre seul regret, c’est qu’avec quelques mois d’expérience en terme d’apprentissage de l’espéranto, nous n’avons pas toujours pu suivre les conférences lorsqu’elles abordaient des points encore trop techniques pour nous. Cela dit, c’est un détail mineur pour une expérience plus que positive !

La gare de la Tour de Carol Enveitg, où nous avons fait escale à l’aller et au retour
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