Plongée dans l’histoire de l’espéranto au travers de ses revues

Durant notre première semaine de travail, nous avons participé au tri de revues espérantistes diverses, destinées à d’autres centres d’espéranto. Elles avaient été apportées plus tôt à Toulouse et confiées à notre association par René Ballaguy qui déménageait et ne pouvait plus les garder. Nous avons commencé la journée en vidant des cartons contenant magazines, livres et textes variés, riches en histoire d’espéranto. Bien que je parle l’espéranto depuis sept ans, c’était pour moi une expérience nouvelle et enrichissante de pouvoir lire et toucher du doigt l’histoire de cette langue vivante.

Voici un petit aperçu de ce que vous avions à trier

Nous avons commencé par l’organisation des différentes revues en les étalant par terre : il y en avait tellement qu’on ne voyait plus le sol. Il y avait du travail : trier tous les textes par titre, puis par ordre alphabétique, et rentrer chacun d’entre eux dans un tableur numérique selon leur nom, lieu de publication et l’association dont ils dépendent. C’était une tâche laborieuse mais gratifiante. Nous avons pu découvrir des œuvres passionnantes et des témoignages historiques, par exemple des guides de tourisme écrits en espéranto dans les années soixante ou des écrits encore antérieurs. La majorité des revues traite de l’actualité de l’époque : les numéros de “Informoj el Vjetnamio” évoquent en temps réel la guerre du Vietnam, l’attitude de Nixon face à celle-ci ou encore l’administration américaine pendant la période du conflit. Ces textes sont pour moi la preuve que l’espéranto est depuis sa naissance un outil précieux dans la communication mondiale, et doit continuer de l’être. 

Voici un exemple de caricature sur la guerre du Vietnam

Après le tri des revues, nous les avons envoyées pour partie en Espagne pour que les bénévoles du projet Bitarkivo.org puissent les numériser et les mettre à disposition de tous et toutes. Un paquet est déjà arrivé à la bibliothèque nationale d’Autriche pour enrichir la Collection des langues construites. Un autre carton sera envoyé à une association en Belgique Internacia Esperanto-Arkivo et plusieurs paquets partiront aussi en Chine et en Afrique. Nous avons d’ailleurs pris contact avec ces associations grâce à une liste de diffusion dont nous avons eu connaissance à l’occasion de la rencontre d’août dernier en Croatie.

Je suis très heureux d’avoir eu l’opportunité de participer à cette mission; c’était une expérience réellement enrichissante qui m’a fait comprendre l’importance de la préservation de la culture espérantiste.

JACK

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