Hommage à Przemysław Wierzbowski

Il y a quelques jours, plusieurs espérantes de Toulouse ont été bouleversés d’apprendre le décès soudain de Przemysław Wierzbowski, à l’âge de seulement 39 ans. Le Centre Culturel Espéranto de Toulouse (EKC) souhaite ici lui rendre hommage.

Przemysław, ou plus simplement Pŝemek, comme on le surnommait habituellement dans le monde de l’espéranto, était une figure marquante de l’histoire du mouvement espérantiste, et en particulier de celle de notre association. Pŝemek fut en effet le tout premier volontaire de l’histoire d’EKC, dans le cadre de l’ancien Service volontaire européen (aujourd’hui le Corps européen de solidarité), marquant ainsi le début d’une longue lignée de volontaires d’EKC. En 2007 et 2008, il a séjourné dans notre ville pendant un an et a participé activement à toutes les activités de notre association (stages, réunions, repas, stands…). Avec Samia, alors employée d’EKC, il a coanimé des ateliers d’espéranto dans des collèges, en créant de nombreux jeux pour les enfants. Il a également insufflé un grand dynamisme au sein de la jeunesse espérantiste toulousaine, en proposant de nouvelles activités et manifestations telles que des repas de jeunes ou la rencontre « Krokodila renkontiĝo » à Arrout.

Son implication dans les activités d’EKC ne s’est pas arrêtée à son retour dans sa ville natale de Białystok. À son retour, il a rapporté des idées de Toulouse, comme le café des langues, et est devenu le moteur du mouvement espérantiste local, occupant le poste de président de la Société d’espéranto de Białystok (BES) et encadrant même des volontaires. Lorsque EKC a pendant plusieurs années envoyé ses bénévoles à travers l’Europe, Pŝemek a personnellement encadré ceux qui ont été affectés à BES pendant leur séjour de plusieurs mois en Pologne (voici quelques exemples ici et ici). Il a, entre autres, été interviewé pour le numéro 222 d’Esperanto-Magazino en octobre 2020.

EKC a également collaboré avec Pŝemek en tant que représentant de BES à la plupart de nos projets Erasmus, notamment à l’occasion des Journées Zamenhof 2021 à Białystok. Pŝemek a personnellement coordonné plusieurs de ces projets pour le compte de BES, faisant preuve de diligence et de fiabilité, tout en veillant à créer une ambiance positive et détendue pour les partenaires. En tant que formateur, il a également participé au projet « De meilleures pratiques pour enseigner des langues » dans le cadre de Semeo 2018.

Pŝemek et Inès, alors volontaire chez BES

Les projets et l’entretien ci-dessus mettent également en lumière son engagement global, qui s’étend sur plusieurs années, dans le monde de l’espéranto : outre la présidence de la BES, Pŝemek a également participé à la rédaction et à la publication d’ouvrages, ainsi qu’à l’enseignement de l’espéranto. Il a notamment traduit lui-même Solaris, un grand classique de la science-fiction par l’écrivain polonais Stanisław Lem.

Le monde de l’espéranto a perdu non seulement un contributeur majeur – l’une de ces personnes qui font vivre l’espéranto à travers le monde –, mais aussi tout simplement une personne de cœur. Pour beaucoup d’entre nous, il était un collègue, un enseignant, un participant aux mêmes événements que nous, une connaissance ou tout simplement un ami.

Nos condoléances à sa famille et à tous ses proches.

Merci pour tout, Pŝemek, repose en paix.

Sources : annonces de BES et de Libera Folio

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